Affaire Iizuka : une nouvelle expertise ADN pour innocenter un exécuté
Près de vingt ans après l'exécution de Mitsunori Kuma pour le meurtre de deux fillettes à Fukuoka, sa défense lance une troisième demande de révision. De nouvelles analyses ADN contrediraient les preuves de 1992.
L’affaire Iizuka hante la justice japonaise depuis des décennies. Tout commence en 1992, dans la préfecture de Fukuoka. À l’époque, deux petites filles en première année d’école primaire sont assassinées.
Seulement voilà, pour sa famille et ses avocats, l’histoire ne s’arrête pas là. Ils sont convaincus que l’État a pendu un innocent. Selon les informations rapportées par ANNnewsCH le 24 septembre 2026, la défense s’apprête à déposer une troisième demande de révision de son procès, un fait rarissime pour un condamné déjà exécuté.
Des preuves génétiques contestées
Le cœur de la contestation repose sur la science, et plus précisément sur l’ADN. Les avocats ont réexaminé les analyses ADN réalisées à l’époque.
Le résultat de cette contre-expertise est sans appel pour la défense. Ces nouvelles analyses montreraient que le profil génétique du meurtrier ne correspond pas à celui de Mitsunori Kuma. C’est ce nouvel élément, considéré comme une preuve majeure de son innocence, qui justifie l’ouverture de cette troisième procédure judiciaire.
Un marathon judiciaire sans fin
Obtenir la révision d’un procès au Japon ressemble à un véritable parcours du combattant. Une première demande avait déjà été rejetée par le passé. Actuellement, une deuxième procédure est toujours en suspens devant la Cour suprême, après un refus de la Haute Cour de Fukuoka.
Le Japon reste l’un des rares pays développés à appliquer encore la peine capitale, et ce dossier alimente régulièrement les débats sur le risque irréversible d’exécuter un innocent. Pour l’instant, la justice doit encore se prononcer sur la recevabilité de ces nouveaux tests ADN.
「DNA型鑑定一致しない」“飯塚事件”3回目の再審請求へ【報道ステーション】(2026年9月24日)
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.