"Tokuryu" : un comité propose d'accéder aux applis de messagerie
Face à la montée des groupes criminels "Tokuryu", un comité d'experts propose de permettre à la police d'accéder à distance aux messageries cryptées. Une mesure forte pour contrer les plans de cambriolages violents.
Le crime organisé change de visage au Japon et la police doit s’adapter. Le 24 septembre 2026, un comité d’experts a remis un rapport crucial à l’Agence nationale de la police. L’objectif est clair : permettre aux enquêteurs de demander un mandat pour accéder à distance aux contenus des applications utilisées par ces groupes.
Ces groupes, surnommés “Tokuryu” (pour anonymes et fluides), donnent du fil à retordre aux autorités.
Intercepter les plans de cambriolage
Selon les informations transmises par ANNnewsCH, la proposition suggère que la police puisse demander un mandat de perquisition électronique dès qu’un projet criminel est identifié.
La police cherche surtout à obtenir les noms et adresses des futures victimes, le nombre de complices prévus ainsi que le type d’armes qui seront utilisées. En agissant en amont, les autorités espèrent stopper les agressions avant qu’elles ne se produisent. C’est un changement majeur dans la méthode de travail des enquêteurs japonais, qui privilégient ici la prévention technique.
Des gardes-fous contre la surveillance
Toucher à la confidentialité des communications soulève forcément des questions de libertés publiques. Pour éviter toute dérive ou surveillance abusive, le rapport précise que seuls des policiers dotés de compétences spécialisées pourront effectuer ces opérations.
En cas de plan criminel identifié, la police devra demander un mandat au tribunal. Cette expertise technique doit garantir que seules les données liées aux crimes prévus soient récupérées. Le Japon tente ainsi de trouver un équilibre entre sécurité nationale et respect de la vie privée, alors que la criminalité numérique devient de plus en plus sophistiquée.
「トクリュウ」のスマホ遠隔解析へ 警察庁の有識者検討会が提言(2026年9月24日)
© ANNnewsCHCet article se fonde sur le reportage publié par ANNnewsCH, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.