Déchets nucléaires : Hitachinaka lance la première étude sur l'île de Honshu
La ville de Hitachinaka franchit une étape historique. Pour la première fois sur l'île principale du Japon, une étude documentaire débute pour déterminer si le sous-sol peut accueillir des résidus radioactifs.
C’est un tournant majeur pour la politique énergétique japonaise. Le mercredi 14 octobre 2026, l’Organisation pour la gestion des déchets nucléaires (NUMO) a officiellement lancé ses recherches à Hitachinaka. Si des études similaires ont déjà eu lieu sur quatre sites répartis entre Hokkaido et Kyushu, c’est la toute première fois que le processus s’installe sur Honshu, l’île la plus peuplée de l’archipel.
Une analyse des archives géologiques
Cette première phase, baptisée étude documentaire, s’appuie sur les données géologiques existantes. Selon TBS NEWS DIG, les experts de la NUMO vont se concentrer sur l’examen rigoureux des données géologiques et des relevés sismiques passés. L’objectif est de vérifier si la structure du sol offre les garanties de sécurité nécessaires pour la construction d’un futur centre de stockage.
Le choix de Hitachinaka ne s’est pas fait au hasard. Le maire de la ville, Sadayuki Suzuki, avait exprimé son accord pour accueillir ces recherches le mois dernier. Pour l’administration locale, l’enjeu est aussi financier. Le gouvernement prévoit de verser des subventions pouvant atteindre 2 milliards de yens aux municipalités qui acceptent de participer à cette étape de sélection.
Un défi national pour l’ère Takaichi
L’État compte mener ces études documentaires dans plusieurs communes afin de poursuivre la sélection des sites de stockage.
“核のごみ”最終処分場 茨城・常陸大宮市の文献調査開始 本州で初 市長が先月に受け入れを表明|TBS NEWS DIG
© TBS NEWS DIGCet article se fonde sur le reportage publié par TBS NEWS DIG, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.