Japon : pourquoi le réchauffement des océans bouleverse nos assiettes
Face à la hausse record des températures marines, les espèces migrent et les pêches traditionnelles peinent. Entre raréfaction des ressources et enjeux de traçabilité, le secteur doit se réinventer.
Le Japon fait face à une transformation majeure de ses écosystèmes marins. Selon des données citées par 読売テレビニュース, la température des eaux environnantes a grimpé de 1,36 degré en un siècle. Un chiffre qui peut paraître modeste, mais qui est deux fois supérieur à la moyenne mondiale, perturbant fortement les espèces à sang froid.
Un exode marin
Ce réchauffement modifie les courants, notamment celui d’Oyashio, un courant froid essentiel à la migration du balaou (sanma) vers le sud. Comme ce courant ne descend plus aussi loin qu’auparavant, les bancs de poissons s’éloignent des zones de pêche habituelles. Conséquence : les petits bateaux de pêche japonais, limités par leur autonomie et le coût du carburant, peinent à les atteindre. À l’inverse, des espèces habituées aux eaux chaudes, comme le thon ou la bonite, prospèrent désormais plus au nord, rendant ces produits moins chers dans l’est du Japon.
La technologie au secours des marins
Pour s’adapter, les pêcheurs misent sur la haute technologie. L’entreprise Furuno Electric, basée à Nishinomiya, s’est imposée comme un leader mondial incontesté. Fondée en 1948 et pionnière dans le sonar, elle détient environ la moitié du marché mondial des équipements de détection de poissons. Leurs sonars à balayage 3D permettent aux navires de visualiser la profondeur et la quantité de poissons, facilitant ainsi leur capture.
Le casse-tête de l’origine
Le secteur de l’élevage est aussi confronté à des tromperies sur l’origine des produits, notamment pour l’anguille. Actuellement, 99 % des anguilles consommées au Japon sont issues de l’élevage. Une anguille est dite « domestique » dès lors qu’elle a passé la majeure partie de sa vie au Japon, peu importe l’origine de l’alevin. Si la mise en place d’une traçabilité renforcée est souvent débattue, elle se heurte à une réalité économique : le coût additionnel ferait grimper des prix déjà élevés, posant un dilemme sur la capacité des consommateurs à absorber ces tarifs en échange d’une transparence accrue.
【タカハシ解説】サンマ激減にウナギの産地偽装…秋の味覚に迫る危機と“超高級魚“化の不安【かんさい情報ネットten.】
© 読売テレビニュースCet article se fonde sur le reportage publié par 読売テレビニュース, la vidéo ci-dessus. Il est écrit en français et relu par la rédaction. Vous pouvez tout vérifier à la source. Notre méthode.